Test du caisson de graves Klipsch RSW-12
Publié le Mardi 18 Juillet 2006 par Skywalker |
 Me baladant chez le revendeur de ma ville pour voir les dernières nouveautés en home cinéma et vidéo, je soumets au vendeur mon idée d’acquérir prochainement un caisson de basse pour compléter mon installation. Et là, il m’apprend qu’il vient de rentrer des caissons klipsch RW-12 « qui marchent vraiment bien », et me propose de m’en prêter un pour le week-end pour me faire une idée.Toujours avide de tester du nouveau matériel, j’accepte sur le champ et prends rendez-vous samedi pour aller le chercher.
Nous voila le jour J. Après la monté des marches pour rejoindre mon appartement sous la chaleur écrasante de ce moi de juillet, le gros carton de 25kg trône enfin au milieu du salon. Je m’empresse de le déballer et le pose à côté d’une de mes colonnes.
Première constatation : il est lourd et en impose! La finition est digne du standard de la marque : tip-top! Le placage vinyle merisier clair est du plus bel effet. Le look lui est des plus classiques, passons…
Ce caisson est pourvu d’un amplificateur BASH numérique hybride capable de délivré 300W en continue (<1 % dht), et 600W en crête (<1 % DHT). Le câblage interne a quant à lui était confié à du Monster Cable Z-series. Saluons là l’effort de klipsch à proposer un câblage de qualité, cette partie étant bien trop souvent négligée chez les constructeurs d’enceintes et de caissons.
Avec la face arrière sont au menu : interrupteur d’alimentation principal, un interrupteur d’alimentation automatique « auto » / « on » (en position « on » le caisson se met sous tension en deux secondes lorsque un signal est détecté sur l’une des entrées, il se remettra ensuite hors tension après quinze minutes d’inactivité). Un réglage des filtres passe-bas à fréquence de coupure continuellement réglable entre 40 et 120Hz, un contrôle de phase (0-180°) également continuellement variable pour permettre un équilibrage très précis avec les enceintes principales. Suivent ensuite une entrée ligne stéréo et niveau haut-parleurs, ainsi qu’une entrée directe LFE plaquée or permettant de court-circuiter le filtre.
Le contrôle du volume est lui placé sur le haut de l’un des flancs latéraux du caisson : pratique, mais ce dernier n’est cependant pourvu d’aucun repère, ce qui ne facilitera pas les réglages…
Sans son cache, la face avant impose le respect avec son gros HP Cerametallic de 30.5 cm de diamètre! Juste au-dessous, l’évent avec le système exclusif klipsch « Corner Port » : contrairement au système d’évent traditionnel, cet ingénieux système de décompression est placé en diagonal à l’intérieur du caisson, permettant ainsi à son tube d’être le plus long possible mais sans coudes ou plis susceptibles de générer des bruits de turbulence et de la distorsion. Il permet aussi au caisson d’être accordé plus bas en fréquence, ce qui permet d’obtenir encore plus de grave de caissons très compacts, avec une égalisation de l’amplification minimale; de même l’évent peut être plus grand, réduisant la compression et la distorsion. Ce système « corner port » présente également un large évasement à son ouverture interne, adapté à l’angle interne du caisson lui faisant face.

Passons maintenant aux réglages : ils se font assez rapidement et il ne sont pas difficiles à placer. Les possesseurs de CRT qui auront craqués pour ce caisson devront faire attention à bien l’éloigner de leur écran car le HP n’est pas magnétiquement blindé.
Vient ensuite le choix des dvd tests. Se sera "le pacte des loups", "Star-wars épisode I", "Hulk", "Kill Bill", "les indestructibles" et le dernier "Harry Potter".
Je m’installe alors tranquillement dans mon canapé et là : pouuuf ! La première scène de combat sous la pluie du "pacte des loups" en DTS me flanque une avalanche de coups dans le plexus! Quelle puissance dans le grave!! Même constat avec les autres dvd testés. Le grave est ample et dynamique; il descend très bas sans difficultés, et ne souffre d’aucun problème de tenue.
En hifi, du jazz, trip-hop, rock, en passant par le gros rap US de Cypress Hill ce caisson n’a peur de rien et tient toujours la route sans difficultés! On pourra par contre lui reprocher un léger traînage, défaut inhérent à la majorité des bass-reflex.
La réputation de Klipsch en matière de conception d'enceinte n'est plus a faire, ce qui n'est pas encore le cas de leurs caissons. Mais comme à chaque règle il y a ses exceptions, ce RW-12 n’aura pas peur de venir se frotter au ténor de la concurrence tel que le Velodyne CHT12-R et autres. Le son qu’il procure, sa finition et son bon rapport qualité/prix en font d'aprés moi un choix à ne pas écarter.
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